07 avril 2015
27 novembre 2012
La face cachée de New York...
"A Breezy Point, à l'extrémité de la péninsule, une centaine de maisons ont été décimées par un incendie. Durant Thanksgiving, certains habitants, déjà sonnés par Sandy, ont été pillés. Au milieu d'une scène de fin du monde, la maison de Regina McNulty n'est plus qu'un champ de ruines. Mais un objet a miraculeusement résisté au feu et à la tempête: une statue de la Vierge Marie. L'endroit est devenu presque sacré et des centaines de pèlerins viennent lui faire des offrandes. Pour croire en un avenir meilleur."
par Filippo Zanghì 0 commentaires
17 septembre 2007
Pétards la joie
«Bisogna proprio dire, osservai, parlando con Alessandro, che le vostre feste sono essenzialmente… rumore!
– Voscenza sappia, mi rispose, che la gioia si esprime coi suoni. I rumori di oggi sono niente paragonati a quelli che rallegravano le feste di quand’ero bambino. In piazza e nelle principali vie del paese si stendevano file di mortaretti grandi e piccoli, collegati da una miccia; appena si dava fuoco a questa, i botti si susseguivano con grande rapidità, e l’intero paese era scosso dal fragore, anche per un’ora di seguito. San Giuseppe, aggiunse, è di legno e non è proprio sicuro che possa udire i nostri urli e la banda e il panegirico del prete, ma i mortaretti… quelli, è sicurissimo che li sente.»
Louise Hamilton Caico, Sicilian ways and days, 1910
(trad. Renata Pucci Zanca)
Que l’Italie ait remporté le Mondial, j’en tressaille encore (j’en avais remporté un autre, à ma manière, deux jours auparavant). Ma joie n’a éclaté qu’avec un temps de retard, parce que je croyais que le penalty de Fabio Grosso n’était pas décisif, qu’un Français devait encore tirer après.
L’explosion m’a corrigé.
Nous sommes montés à Saint-François. Il y avait des pétards. On était là. Pétards. On chantait. Pétards. On sautait. Pétards. Pléthore de pétards. Finalement, les pétards, ça nous a ennuyés. Des pétards, d’accord. Que des pétards, non. Alors, nous sommes partis.
Je sais qu’en Italie, la pyrotechnie grève le budget du moindre patelin. Fête du Saint Patron: boucan d’enfer. Au point que, lors de mon premier Premier Août, j’ai cru que les feux, c’était une blague. Comment? Déjà fini? Vous avez entendu quelque chose?
Le soir de la finale du Mondial, j’aurais bien aimé que ça ressemble au Premier Août : pas trop long, pas trop fort. Ils m’ont gâché Saint-François, ces p’tits cons.
Evidemment, dire cela me classe illico dans les vieux. Vous savez, ceux qui disent: 1982, c’était mieux. Pas de tirs au but. Pas de coup de boule. Et pas – ou moins – de pétards.
Comment sauver 2006? Eh bien, en faisant remarquer que les pétards, la pléthore de pétards, ne sont pas une vogue passagère, mais une discipline consacrée. Plus on remonte le temps, plus les villages pétaradent. En Sicile, une mèche interminable était tendue dans les ruelles, une guirlande de pétards. L’explosion était ininterrompue. Ça pouvait durer une heure. On cassait la vaisselle. Les vitres volaient en éclats. La joie s’exprime avec les sons, disait Alessandro à Mme Hamilton.
À Saint-François, cette nuit-là, les pétards, c’était peut-être la résurgence de cette joie. Même le saint l’a entendue, peut-être.
Je me dis ça maintenant. Ça ne me rajeunit pas pour autant.
par Filippo Zanghì 1 commentaires
22 avril 2007
Les petites croix de sang
Ci-après, le commentaire d'un ami à "Ceux qu'on écoute" (que je reproduis parce qu'il dépasse 300 caractères, ce qui n'a pas été apprécié par M. Blogger):
Et oui, on les connaît bien ces histoires en Sicile. Moi, j'habitais Adrano (près de Catania). C'est une histoire plus dingue encore: un beau matin (j'avais alors 7 ans), dans une petite maison habitée par une famille besogneuse, les murs s'étaient miraculeusement couverts de petites croix de sang. Tout le monde criait au miracle bien sûr, les occupants en premier. Le prêtre de l'église la plus proche s'était aussitôt rendu sur les lieux et avait convoqué la télé. "Antenna Sicilia" avait fait le déplacement et couvert le sujet sans vraiment donner son point de vue. Oui, un miracle. Et quel miracle! Je me demande encore aujourd'hui quel était l'effet recherché. C'était plastiquement beau, certes. Un artefact, sans aucun doute. Je me souviens aussi que j'avais imaginé comment ils avaient fait. Très simplement: des seringues, du sang de cochon et hop, toute la famille au boulot.
Une oeuvre familiale qui, à l'époque, a fini par leur amener un peu d'argent pendant quelque temps. Oui.
Un miracle?
D.T.
par Filippo Zanghì 2 commentaires
07 avril 2007
06 avril 2007
Ceux qu'on écoute
par Filippo Zanghì 1 commentaires






