Signes non pour être complet, non pour conjuguer / mais pour être fidèle à son ‘transitoire’ / Signes pour retrouver le don des langues / la sienne au moins, que, sinon soi, qui la parlera ? H.M.
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16 avril 2012

Coltivatori agricoli in genere

"Accaparrati ad anno, accordati, affittavoli, affittuari (coltivatori), affittuari a miglioria, affittuari a soccida, aggregati, agricoltori coltivatori, annaroli, annaruoli, arreragisti, avventizi, avventizi agricoli, avventizi fissi, bagai, bastanteddus, bastanti, bastanti mannus, bauern, bauman, bergbauern, boari a dar tutto, boari a paghe, borgesi, bracciali, braccianti, braccianti agricoli, braccianti agricoli trecentati, braccianti avventizi, braccianti di campagna, braccianti fissi, braccianti giornalieri, braccianti mesa mesaruoli, braccianti ordinari, braccianti periodici, braccianti salariati, braccianti semifissi, braccianti volanti, cafoni, campagnini, campari, campettai, camporaioli, capi opera, capoccia, caporali, carraggiani, carusi, casaioli, casaioli mezzadri, casanolanti, casansoli, casanti, casenghi, censualisti, cesuranti, chiusuranti, ciode, ciolonari, ciolonari terziari, coloni, coloni a coltura, coloni a miglioria, coloni a terzo, coloni mezzadri, coloni miglioritari, coloni parziari, coloni perpetui, coloni quartaioli, coloni terzaioli, coloni terziari, compartecipanti, contadini, contadini avventizi, contadini braccianti, contadini fissi, contadini giornalieri, contadini obbligati, cottimine, dienstmagd, domestici di campagna, enfiteuti, famei, famei da fagot, famigli (Veneto, Emilia), famigli da fagotto, fancela, fatutto, fatutto di campagna, fisci, fittabili, fittadin, fittavoli, fittuari, foresi, gabellotti, garzoni, garzoni agricoli, garzoni apprendisti, garzoni braccianti, garzoni contadini, garzoni di campagna, garzoni spesati, ginalzus, giornalieri, giornalieri avventizi, giornalieri di campagna, giornalieri obbligati, giornalieri volanti, giornatai, giuvargius, gran fant, guardia casale, incottaroli, inquilini, juargius, juvalzusminori, kleinknecht, knecht, lavoraterra, logaioli, magd, manenti, manovali, manovali agricoli, manovali avventizi, manovali braccianti, mansuè, manuali, maser, massè, massaius, massari (Italia settentrionale), mensilori, mercanti di campagna, mesalori, mesaroli, mesaroli di raccolta, mesaroli di semina, mesaruoli, mesomini, metatieri, mezzadri, mezzadri a miglioria, mezzadri parziari, mezzadri totali, mezzadri volanti, mezzaioli, narbonaus, narvonajus, obbligati, obbligati ad anno, obbligati annuali, obbligati di campagna, opere, opranti, pachter, paesani, paraspolari, partecipanti, partitanti, parzonali, parzonari, parzonari volanti, piazzali, picio fant, piodisti addetti macchine agricole, plandoni, presellanti, proprietari (coltivatori), quartaioli, quartari, retromezzadri, retromotateri, rettaroli, ribattieri, salariati comuni, salariati fissi, salariati in casa, salariati obbligati, salariati periodici, schiavandari, scorte, second fant, serbidori, serventi, serventi di campagna, servi, servi agricoli, servi avventizi, servi contadini, servi di campagna, servi garzoni, servi massaius, servi minori, servi secondi, servitori, servitori di campagna, servitur in casa, sodaioli, sodaroli, sottani, sotzus, sozzus, spalloni, spesati fissi, spesati misti, spesati semplici, stralcianti, strapazzoni, sudditi, suriman, tagelohner, talbauer, terraggeri, terraggeristi, terraggianti, terraticanti, terratichieri, terrazzieri, terzadri, terzaioli, terzari, terzaroli, terziari, theracos, trecentati, uomini di fatica, uomini di scorta, usufruttuari, vergari (Marche), versurieri, volanti, vrazzali, zappatori, zeracus, zuarzus, zwiterknecht."

ISTAT - Istituto Nazionale di Statistica, "Classificazione delle professioni, Anno 1951" (professioni e arti liberali; arti e mestieri; arti e mestieri inerenti alle colture agrarie e forestali; coltivatori agricoli in genere).

04 avril 2012

Transazione 1879

"Onorand.mo e preg.mo Sig. Principe,

Intitolando a V.S.I. questo libro, io intendo, e attestarle il mio affetto devoto d'amico, e dimostrarle quanto in V.S. pregi i sensi di umanità e beneficenza verso le classi dei lavoratori, in ispecie dei campi...

Del contadino siciliano molti si sono occupati in questi ultimi anni, massime dal lato economico e sociale; ma generalmente, sconoscendone i sentimenti precisi, le tradizioni, le abitudini, la vita insomma che realmente vive...

Ella troverà, egregio Signor Principe, che, oggi come oggi, la fisonomia morale del contadino s'è alquanto modificata, insieme a' suoi tradizionali costumi, ma non per questo ho io voluto modificare un minimo che nel libro mio, composto diciott'anni fa. Ho la coscienza di avere segnato un momento storico, con l'esattezza scrupolosa che per me si poteva; e la storia non si cancella, si giova anzi dell'ieri per spiegarsi l'oggi e apprezzarlo equamente. Io, a buon conto, fin d'allora notavo che iniziavasi un periodo di transazione [sic], che mi lusingavo potesser ridondar tutto in bene della classe contadinesca, che tanto stimo. Ma, pur troppo, le crisi agricole hanno contribuito anch'esse a precipitarla giù... e ne la fame! E la fame è un gran male, suasore di mali più grandi!...

Palermo, lì 14 marzo 1897

dev.mo obbl.mo amico
Salvatore Salomone-Marino"

(Costumi ed usanze dei contadini in Sicilia,
Brancato Editore, 2003, p. 5-6.)

20 août 2010

Paris carnet de la patience 14

S. fait la moue quand je dis "ici" ou "la maison" pour désigner Paris, le Centre, la cellule, et non plus notre appartement, dans "notre" ferme, en Suisse. Sentiment accusé d’éloignement, de séparation, alors que nous sommes l’un en face de l’autre.
Brève méditation sur mon besoin de relier.
Il y a que je me crois possédé par le démon de l’analogie.
Exemple: je lis dans Le Peintre de la vie moderne – dans une édition qui vient de paraître et que j’ai achetée avant-hier dans la librairie Delamain, qui fait face à la Comédie-Française, tandis que S. et M. étaient installés en terrasse, sur la place Colette – je lis "bachi-bouzouk" et voici que ma présence à Paris, ma lecture savante de Baudelaire, en vue de la thèse, est soudainement rattachée à Tintin, au capitaine Haddock, à mon enfance, à ma chambre, à mon frère patientant à mes côtés, comptant les pages qui me restaient à lire avant la fin de l’album et qui nous séparaient ainsi de la reprise éventuelle d’un jeu que, sans doute, j’avais interrompu par caprice ou dont j’avais décrété (ce qui revient au même) la provisoire inanité.
Autre exemple: j’ouvre Zones, de Jean Rolin. L’exergue est d’un certain Selimovic. Je me demande s’il est croate… Si cela devait se vérifier, je serais… La guerre… Il y aurait, de même, une étincelle, une onde, un fil… Et Zones, Rolin, la thèse seraient donc connectés à Zadar, au grand-père, au roman…
Cela fait-il de moi un homme dont le psychisme est à dominante narrative (ou "diachronique"), et non pas à dominante épisodique, pour reprendre les catégories de Galen Strawson, que j’ai tâché d’exposer à S. avant de la raccompagner gare de Lyon ?

26 novembre 2007

Una coppia in campagna

Lui è molto anziano.
Si alza presto tutte le mattine. Se ne va in campagna. Non dovrebbe andarci.
L'altro è suo figlio. Vivono insieme. Lavorano insieme. Da sempre.
Uno grida. L'altro non ascolta.
Quella mattina, me ne stavo in disparte. Li guardavo.
Non vedevo quello che vedo adesso.
L'aria di lui: fare, annodare, concentrarsi sui nodi.
L'altro: spento, triste, sognatore.
E poi un sorriso. Gli viene in mente qualcosa. Una cosa che non saprà mai nessuno, ma che lui sa benissimo.

Sono una coppia in campagna. È quasi primavera.

Lui est un vieillard.
Il se lève tôt. Il va dans la campagne. Il ne devrait pas y aller.
L'autre est son fils. Ils vivent ensemble. Travaillent ensemble. Depuis toujours.
L'un crie. L'autre n'écoute pas.
Ce matin-là, je me tenais à l'écart. Je les regardais.
Je ne voyais pas ce que je vois maintenant.
Son air à lui: agir, faire des noeuds, se concentrer sur les noeuds.
L'autre: éteint, triste, rêveur.
Puis, un sourire. Quelque chose lui vient, que personne ne saura jamais, mais que lui sait très bien.

C'est un couple dans la campagne. On est presque au printemps.
















22 octobre 2007

Tu dors ?

Extrait n°2

Avant la guerre, le grand-père était livreur.
Il livrait les petites villes de la côte et les villages reculés.
Sur les chemins, on faisait des rencontres.



Voix : Georges Brasey
Image : Sandro Santoro
Assistant image : Fulippu

20 mai 2007

Si quelqu'un chante là dedans


L'autre jour, j’ai emporté l’ordinateur chez mon grand-père. Je voulais savoir si je pouvais me connecter à internet depuis sa ligne téléphonique.
Avant de partir, je lui ai mis le casque sur les oreilles pour lui faire écouter sa propre voix, son récit de la vente du cheval. Il a souri, mais n’a pas fait de commentaire. J’ai remballé toutes mes affaires. Et puis, comme ça, il a demandé: «Si quelqu’un chante là dedans, est-ce qu’on l’entend?
– Bien sûr!... Tu as quelque chose à proposer?»
Il a répondu «oui».
Il a chanté comme il a pu deux couplets d’une vieille chanson d’amour, illuminant tout mon week-end.

06 avril 2007

Ceux qu'on écoute

Premiers jours de grand vent. Je l'entends qui siffle dans les persiennes. Le scirocco, le vent du désert. C'est bien lui. Je perçois beaucoup mieux la cloche de l’église du bas que celle de l'église du haut, pourtant moins éloignée (il souffle du sud-est). Et j’ai mal à la tête.
J’ai acheté des palmes tressées et suis descendu pour la bénédiction. J’ai reconnu la statue du Saint dans le chœur. L’église est rose, un peu plus petite que celle d'en haut. Charpente restaurée. Poutres et lambris. Face à la porte latérale, sous verre, la statue de la Madone de Lourdes. Je la reconnais aussi. Ils sont allés la chercher en ville en 1919 et l’ont transportée sur leurs épaules. Il y a une cinquantaine d’enfants dans l’allée centrale, alignés deux par deux. Le prêtre fait un aller-retour dans la nef pour bénir les palmes et les rameaux d’oliviers. Tous les bras sont levés. On remonte le village en procession et c’est la messe. Après, je vais manger chez mon grand-oncle.
Je suis allé au bar prendre un café et lire le journal.
Celui qu’on appelle «u mùtu», le muet, m’a offert le café et s’est assis à ma table, sous la véranda plastifiée qui remue. Il a plus de 80 ans, mais en paraît 65. De temps en temps, il pointe un article du doigt. À la rubrique sportive, il montre tous les résultats des matchs de foot. Un type arrive, un retraité sans doute. Sur le nez, d’énormes lunettes jaunes orange Valentino. Tout de suite, il parle de l’ouverture d’un nouveau petit marché, au bout du village. Il s’étonne du nombre de visiteurs, le jour de l’inauguration, et des voitures, toutes ces voitures parquées devant et jusque vers le cimetière. Il en déduit que le patron doit être quelqu’un de «sintùtu», quelqu’un qu’on écoute... Sinon, pourquoi se seraient-ils déplacés? C’est la seule explication. Il s’interroge sur son identité. Des clients émettent un avis. En tout cas, il n’est pas du village.
Dans La Repubblica, Orazio La Rocca fait le point sur la béatification de Jean-Paul II. On cherche des miracles. Une sœur française a été guérie de la maladie de parkinson grâce à son intercession. Au-dessous de l’article, un encart: à Reggio Calabria, peu après l’entrée dans une église de la dépouille du médecin qui s’est jeté sous un train après avoir tranché la gorge de son fils, la statue de la Madone a pleuré. Il y a de nombreux témoins. Sur le même sujet, trois pages dans La Gazzetta del Sud. On y appelle à la prudence.
Cela me rappelle qu’ici même, il y a deux ou trois ans, près du fleuve, un Saint est apparu sur un mandarinier. Illico, l’arbre devient un lieu de pèlerinage. Bougies, figurines, objets divers.
Pour mon grand-père, c’est clair comme de l’eau de roche: le prêtre s’est mis d’accord avec le propriétaire du verger.

17 mars 2007

Parole aux aînés

J'ai enregistré une série d'entretiens avec mes grands-parents. Le travail est toujours en cours. J'en ai mis deux extraits sur l'audioblog.
La grand-mère
Le grand-père